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Texte Libre


La sagesse est africaine, l'arrogance est nègre

Le nombre d'années passées sur les bancs de l'école occidentale ne
devrait pas seulement nous apprendre à lire et à écrire la langue du
colonisateur, mais aussi et surtout, à nous consolider dans notre
sagesse et notre tolérance, ces deux forces de la vraie culture
africaine.
Deux forces qui ont fait de Martin Luther King et de Nelson Mandela,
des hommes de valeur et de fierté au sein de la race humaine.
Malheureusement, pour bon nombre d'enfants colonisés, l'arrogance et
l'envie de se faire voir sont les seules façons d'être considéré comme
un intellectuel ou un homme de culture.

Parmi les sages africains qui ont reçu une éducation à la fois
familiale et scolaire, se cachent  des nègres arrogants, qui croient
tout connaitre, juste parce qu'ils ont eu la chance de fréquenter
l'école occidentale.

Ces nègres arrogants, contrairement aux sages africains, se croient au
sommet de l'Everest. Pour eux, seuls leurs diplômes et leurs vérités
comptent. Le reste des guinéens ou des hommes, n’est rien d’autre qu’un
troupeau de moutons.

Disons-le dès maintenant : ces pseudo-intellectuels se trompent
bougrement car, le savoir c'est comme l'ignorance, çà n'a pas de borne.
La différence entre le savoir d'un médecin et l'ignorance d'un
cultivateur semble être immense, mais en réalité elle est très minime.

Ces nègres arrogants sont faciles à reconnaitre. Ils s'affichent
souvent avec des idées négatives. “Tout ce qui n'est pas avec nous, est
contre nous”, clament-ils à tout vent, tout en traitant les autres de
moutons galeux ou de chiens enragés, qui ne méritent que l'errance ou
la mort. Ils oublient que, même déguiser en brebis, la louve restera
toujours la louve, et nul n'a besoin de lui enlever son masque pour la
reconnaître.


Contrairement au sage africain qui construit, conseille et nourrit le
respect partout où il se trouve, le nègre arrogant divise, diffame,
insulte, des fois sans même s’en rendre compte. Il passe à coté sans
voir, juge sans connaître, renie sans savoir. Finalement, on se rend
compte qu’il oublie que dans la vie, la profession importe peu, la
sagesse et l'esprit d'ouverture sont les seuls fondements d'une vie
harmonieuse. Des vertus chez l'africain.

 

Ces nègres arrogants n'ont aucun objectif pour la Guinée. Ils se disent
combattre le régime, mais n'osent pas dénoncer le système. Ils disent
qu'ils ne militent et ne défendant aucun parti politique et pourtant,
ils suivent de près, tout ce qui se passe dans la cours du Roi, et
souhaitent un tsunami politique qui va renverser le fauteuil
présidentiel, tout en épargnant des anciens collaborateurs qui sont
pour autant complices du système et corrompus jusqu'au os. Ils se
trompent, ces virtuoses de l’ambigüité.

 

Heureusement que ces nègres arrogants ne sont qu’une poignée de
personnes. La majorité, composée de sages guinéens, saura toujours leur
barrer la route, le moment venu. Car la vanité est tout ce qui compte
pour cette poignée d'individus.

 

Le point commun entre le nègre arrogant et le sage africain, c'est le
diplôme. Mais le sage africain n'a pas tout épousé chez le
colonisateur, contrairement au nègre arrogant qui fait des pieds et de
la tête, tous les jours et à chaque occasion, pour singer ses maîtres.
Sa façon de voir les choses se nourrit ainsi de la haine et l'envie de
marcher sur autrui.

 

Un guinéen de la Guinée trouvera normal qu'un italien ou un allemand
lui demande son passeport pour franchir leurs frontières, mais est cela
justifie-t-il qu’un nègre qui se dit « docteur » lui demande un test
d'A.D.N pour preuve de sa parenté ? Vaste plaisanterie ou folie de
grandeur.

 

On reconnait un esclave par le fardeau qu'il porte, et on reconnait un
peuhl par la parole qu'il transmet. Pas besoin d'.A.D.N. pour prouver
quoi que ce soit !

Malheureusement, le nègre arrogant, peu importe son diplôme ou sa
profession, restera toujours une honte pour sa nation et son peuple. Il
se croira toujours dans la jungle et face aux intempéries de la nature,
et il se comportera toujours comme un animal sauvage.

NOTRE TOUR

C’était lors de la campagne électorale des élections présidentielles de 1993 à Faranah. Ba Mamadou, candidat aux élections s’adresse à la population de ville natale de Sékou Touré, de voter pour le candidat Peuhl après la présidence d’un Malinké (AST). D’où, c’est « notre tour ».

Essayons maintenant de comprendre le contexte de ce slogan de campagne du candidat Ba Mamadou. Jusqu'à quelques semaines  des élections présidentielles 1993, le RPG d’Alpha Condé et l’UNR de Ba Mamadou avaient scellé une alliance politique et électorale du nom de FLUG.

Le RPG et l’UNR étaient devenu comme un seul parti politique avec deux adversaires communs : le PUP de Biro Diallo et le RPR de feu Siradiou Diallo. Les deux partis politiques faisaient tout ensemble, les meetings, les manifestations, les réunions et les marchent. Les militants des deux partis s’aimaient, étaient solidaires entres eux, se soutenaient, se supportaient mutuellement.

Petit à petit, l’idée d’une candidature unique est née  au sein des militants des deux partis politiques. Malheureusement cette idée ne fera jamais l’objet de débat au sein des deux directions. Un candidat unique était réellement le souhait des deux bases. Mais au sommet des deux partis, chaque camp pensait que son leader était le meilleur.

Ba Mamadou était fort du fait qu’il était précurseur de la lutte pour le multipartisme et de la liberté de presse, avec la création sans autorisation du journal de l’UNR, ‘La Nouvelle République’, d’être choisi comme candidat unique. Alpha Condé, fort de l’implantation du RPG en Haute Guinée et en Guinée Forestière, pensait qu’il était le seul à pouvoir battre feu Lansana Conté.

Quelques jours après l’ouverture de dépôt de candidature, le RPG déposa la candidature de Alpha Condé et après l’UNR aussi celle de Ba Mamadou, C’était la mort du FLUG et la fin de l’amour politique entres les militants des deux partis politiques. Quel dommage !

Ba Mamadou était désormais seul au Fouta face à son puissant adversaire/ennemi,  Siradiou Diallo. Il va ainsi se lancer dans la campagne électorale sans grands moyens financiers comme Alpha ou Siradiou.

A Faranah, il lança le slogan c’est ‘notre tour’ pour dire aux Malinkées qu’après Sékou Touré , c’est le tour du candidat peuhl de diriger le pays, donc de voter pour lui.

Un slogan de campagne électorale normal, qui n’est ni raciste, ni ethnocentriste, ni d’exclusion. Le slogan a demandé tout simplement aux Malinkés de voter pour Ba Mamadou. En campagne électorale tout slogan qui peut apporter une voix au candidat est permis sauf s’il est contraire aux lois. Les slogans non permis sont mentionnes dans la loi électorale de la Guinée. Après les élections les slogans de campagne sont jetés dans les poubelles et on oublie, cela se passe  aux USA, en France, en Allemagne et partout. Sauf en Guinée. Mais pourquoi ?

Eh bien ! En Guinée, nous ne connaissons ni l’alternance constitutionnelle ni démocratique. Après la mort de chaque dictateur, le plus fort, l’armée s’empare du pouvoir, si le chef de la junte est un Soussou, c’est ‘Wo Fatara’ pour exclure globalement une ethnie et collaborer avec les  autres. S’il est de Koulé, c’est le ‘tour des Forestiers’ comme l’on veut nous faire croire encore aujourd’hui avec Dadis. Ce ‘tour’, il faut coûte que coûte l’installer, même dans le sang, pour  empêcher  le ‘Notre Tour’ qu’on veut absolument coller à Cellou Dallein afin d’exclure globalement une autre composante ethnique du pays.

Ce truc de ‘Notre Tour’ a été pourtant prononcé pour la première fois en Guinée par Lansana Conté après l’échec du coup Diarra Traoré en1985. Son ‘Wo Fatara’ sera  accompagné de « ils (les Malinkées) pensent que le pouvoir c’est eux et que nous (les Soussous) ne doivent pas commander » fin de citation. Nous connaissons tous la suite.

Aujourd’hui nous sommes devant un autre truc de ‘Notre Tour’ venu de la forêt. De petits amateurs et criminels ainsi que de cyniques soit-disant intellectuels veulent exclure globalement nos compatriotes du Fouta et surtout cacher la barbarie du 28 septembre afin d’installer une autre dictature dont les chefs d’orchestre sont encore et toujours des courtisans Malinkées, Soussous, Peuhls et Forestiers, spécialistes du pillage à huis clos de notre pays.

Ceux qui ont pris le pouvoir par les armes sont les seuls idéologues et instrumentalistes de ce concept de ‘Notre Tour ‘.

Feu Ba Mamadou n’avait pas une armée en 1993 pour prendre ‘un tour’. Il a mené un combat démocratique pour accéder au pouvoir politique avec son parti l’UNR.

Cellou Dallein Diallo n’a pas une armée pour faire un coup d’Etat. Il se bat démocratiquement pour accéder au pouvoir avec son parti, l’UFDG. Il ne cherche pas de ‘Tour’, il cherche le suffrage de ses compatriotes.

Alpha Condé, Sidya Touré, JM Dore et Fall François ne sont pas des généraux de l’armée guinéenne qui peuvent s’emparer du pouvoir par la force. Ils se battent démocratiquement pour obtenir demain le suffrage des citoyens.

Les intellectuels, les partis politiques et la société civile guinéens doivent lutter contre l’exclusion. Les gouvernants ne doivent pas confondre le recrutement des collabos de chaque ethnie avec une intégration nationale. L’exclusion est un état d’âme, elle est psychologique. C’est l’ethnie visée par l’exclusion qui la ressent globalement et psychologiquement, c’était le cas des Peuhls sous le PDG à partir de 1976 et des Malinkées sous la dictature militaire de Lansana Conte.

Il faudrait maintenant qu’on mette fin à cette spirale de frustration collective.

Allons y aux élections transparentes pour qu’on ai enfin le tour des démocrates, le véritable ‘Notre Tour’.


Lamine Camara, Columbus, Ohio, USA

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Arrogance et fierté au sommet de l’Etat

Y’aurait-il une correlation entre l’état paranoiaque du chef de la junte et son manque de sommeil ?

Une question difficile à répondre. Ce qui est clair et même evident, est que Dadis a besoin d’un psychologue, le plus rapidement possible, avant que son état ne s’empire ou plutôt, avant qu’il ne soit dans un point de “non retour”.

Rappelons que c’est par ce genre d’arrogance et d’égarement qu’Hitler a commis l’irréparable. Vu qu’aucun guinéen n’est prêt à lui dire que çà suffit, il est temps pour nous de faire ressusciter Piaget ou Sigmund Freud.

L’arrogance et la fierté dont le chef de la junte se sert pour humilier et torturer ses compagnons de route risquent de l’engloutir comme un python avec sa proie, s’il ne prend pas ses précautions. Il est temps que Dadis revienne sur terre. Son fantasme et son rêve d’être déjà sur la lune risquent de faire de lui un maniaco-dépressif de dernière heure. L’ état mental du chef de la junte se dégrade du jour au jour dépuis sa première apparition, au lendemain de la mort de Lansana Conté.

Je le dis bien : le guinéen n’a pas l’habitude de ces genres de comportement, ces changements d’humeurs mélancoliques et ces insultes de tout genre dont le chef de la junte se sert pour humilier ses compagons de route. C’est un fait nouveau et c’est souvent ce qui arrive quand un peuple se fait diriger par ses inférieurs. Ne dit-on pas très souvent en Guinée que : ‘’Dieu nous preserve de l’arrogance et de la fierté” ? Eh bien, c’est cette même arrogance qui règne chez nous, aujoud’hui.

La Guinée serait-elle maudite à tel point d’avoir un inférieur aussi minable à son sommet ? Je le dis bien, que Dieu nous préserve de l’arrogance et de la fierté ! AMEN.

Rappelons-le : en 26 ans de règne sans partage et dans une arrogance absolue, Sékou Touré n’avait jamais atteint l’état dans lequel se trouve Dadis actuellement, et ceci en six mois seulement. En ce qui conserne Lansana Conté, il n’aimait pas tenir des conférences de presse, sachant qu’il n’avait pas le niveau et préférait donc communiquer en Soussou pour ne pas s’egarer dans un cul-de-sac. Il savait par exemple que “quand on a rien à dire, on se tait”.

Quand à Dadis, il cache l’igrorance dans l’orgeuil et préfère vociférer comme un Lion dans la jungle. Ce qui, sans doute, fait de lui le pire homme public que la Guinee ait jamais connu.

Et pourtant, il a eu et a toutes les chances d’être un eeample pour tout un peuple, comme l’a été Samory Touré, Zégbéla Togba, Almamy Bocar Biro ou Kissi Kaba Kéita, voir même Amadou Gomba. Mais depuis peu, on constate le retard et l’incompétence à tous les niveaux.

Comment peut-on vivre au 21ème siècle et avoir des idées du 14ème siècle. C’est un retard de 8 siècles, mon président. Le bas niveau et les pensées machiaveliques du chef de la junte risquent de nuire à la Guinée et d’empêcher tout développement harmonieux.

En attendant, nous devons savoir que l’arrogance est un handicap et l’erreur politique est non excusable.

BARRY TUTANKHAMON

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