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-Toumani Sangaré, président de la Céni, avoue : "on m'a menacé de mort"
-Apocalyptique Alpha ! Usurpation du pouvoir et avènement du 5ème dictateur guinéen !
-Retour sur les derniers évènements
-Plus jamais de pensée unique en Guinée
-GUINEE : LE NOEUD GORDIEN
-Arrogance et fierté au sommet de l’Etat
-Le Marronnier et l’Arlésienne du titre de Professeur.
-La République supplique de Guinée
-Le Prochain Président de la République ne sera ni Peul ni Malinké, juste un guinéen.
-La nébuleuse réconciliation nationale.
-En attendant le scrutin des victimes et le sacre d’un nouveau dictateur.
-Les principaux points du projet de constitution.
-Alpha CONDE, son âge et son ambition présidentielle
-Le Mystère Folklore Jean-Claude Pivi « Coplan »
-Sekouba Konaté emboîte le pas à Dadis Camara
-Un discours plat, contradictoire, mensonger
et trompeur.
-Toumba est-il un Héros ou un Criminel ?
-Toumba Diakité, criminel cherche
désespérément un tribunal.
Cellou Dalein Diallo: le patriote et democrate

Massacre du 28 Septembre 2009, Conakry.
Gén. Sékouba Konaté

DADIS CAMARA
Animal cruel et Psychopathe, il se hissa au sommet de l'Etat par accident,aujourd'hui il risque d'etre coupable de "CRIME CONTRE L'HUMANITE" après l'assassinat planifié de (156
personnes?) orchestré par ses milices au Stade du 28 Septembre.
Archaic et barbare Pivi
Laurent Gbagbo
Copyright © 2009, The Los Angeles Times
La sagesse est africaine, l'arrogance est
nègre
Le nombre d'années passées sur les bancs de l'école occidentale ne
devrait pas seulement nous apprendre à lire et à écrire la langue du
colonisateur, mais aussi et surtout, à nous consolider dans notre
sagesse et notre tolérance, ces deux forces de la vraie culture
africaine.
Deux forces qui ont fait de Martin Luther King et de Nelson Mandela,
des hommes de valeur et de fierté au sein de la race humaine.
Malheureusement, pour bon nombre d'enfants colonisés, l'arrogance et
l'envie de se faire voir sont les seules façons d'être considéré comme
un intellectuel ou un homme de culture.
Parmi les sages africains qui ont reçu une éducation à la fois
familiale et scolaire, se cachent des nègres arrogants, qui croient
tout connaitre, juste parce qu'ils ont eu la chance de fréquenter
l'école occidentale.
Ces nègres arrogants, contrairement aux sages africains, se croient au
sommet de l'Everest. Pour eux, seuls leurs diplômes et leurs vérités
comptent. Le reste des guinéens ou des hommes, n’est rien d’autre qu’un
troupeau de moutons.
Disons-le dès maintenant : ces pseudo-intellectuels se trompent
bougrement car, le savoir c'est comme l'ignorance, çà n'a pas de borne.
La différence entre le savoir d'un médecin et l'ignorance d'un
cultivateur semble être immense, mais en réalité elle est très minime.
Ces nègres arrogants sont faciles à reconnaitre. Ils s'affichent
souvent avec des idées négatives. “Tout ce qui n'est pas avec nous, est
contre nous”, clament-ils à tout vent, tout en traitant les autres de
moutons galeux ou de chiens enragés, qui ne méritent que l'errance ou
la mort. Ils oublient que, même déguiser en brebis, la louve restera
toujours la louve, et nul n'a besoin de lui enlever son masque pour la
reconnaître.
Contrairement au sage africain qui construit, conseille et nourrit le
respect partout où il se trouve, le nègre arrogant divise, diffame,
insulte, des fois sans même s’en rendre compte. Il passe à coté sans
voir, juge sans connaître, renie sans savoir. Finalement, on se rend
compte qu’il oublie que dans la vie, la profession importe peu, la
sagesse et l'esprit d'ouverture sont les seuls fondements d'une vie
harmonieuse. Des vertus chez l'africain.
Ces nègres arrogants n'ont aucun objectif pour la Guinée. Ils se disent
combattre le régime, mais n'osent pas dénoncer le système. Ils disent
qu'ils ne militent et ne défendant aucun parti politique et pourtant,
ils suivent de près, tout ce qui se passe dans la cours du Roi, et
souhaitent un tsunami politique qui va renverser le fauteuil
présidentiel, tout en épargnant des anciens collaborateurs qui sont
pour autant complices du système et corrompus jusqu'au os. Ils se
trompent, ces virtuoses de l’ambigüité.
Heureusement que ces nègres arrogants ne sont qu’une poignée de
personnes. La majorité, composée de sages guinéens, saura toujours leur
barrer la route, le moment venu. Car la vanité est tout ce qui compte
pour cette poignée d'individus.
Le point commun entre le nègre arrogant et le sage africain, c'est le
diplôme. Mais le sage africain n'a pas tout épousé chez le
colonisateur, contrairement au nègre arrogant qui fait des pieds et de
la tête, tous les jours et à chaque occasion, pour singer ses maîtres.
Sa façon de voir les choses se nourrit ainsi de la haine et l'envie de
marcher sur autrui.
Un guinéen de la Guinée trouvera normal qu'un italien ou un allemand
lui demande son passeport pour franchir leurs frontières, mais est cela
justifie-t-il qu’un nègre qui se dit « docteur » lui demande un test
d'A.D.N pour preuve de sa parenté ? Vaste plaisanterie ou folie de
grandeur.
On reconnait un esclave par le fardeau qu'il porte, et on reconnait un
peuhl par la parole qu'il transmet. Pas besoin d'.A.D.N. pour prouver
quoi que ce soit !
Malheureusement, le nègre arrogant, peu importe son diplôme ou sa
profession, restera toujours une honte pour sa nation et son peuple. Il
se croira toujours dans la jungle et face aux intempéries de la nature,
et il se comportera toujours comme un animal sauvage.
*CHRONOLOGIE DE RENDEZ-VOUS MANQUÉS
Le récent massacre du 28 Septembre 2009 s’inscrit en toute logique dans la chronologie macabre qui a jalonné l’histoire de la Guinée depuis son accession à
l’indépendance le 2 octobre 1958. La descente aux enfers, les exécutions sommaires et le supplice des populations, qui ont caractérisé la dictature aveugle de Sékou Touré, demeurent encore
aujourd’hui hélas! le quotidien des guinéens. Durant 26 ans, sous la férule du tyran, la barbarie et l’injustice furent érigées en système politique, la délation et le mensonge en armes de
sauvegarde du pouvoir, tandis que la médiocrité et les louanges folkloriques devenaient les pré-requis pour toute ascension sociale et politique dans ce goulag tropical que fut la Guinée de
Sékou. Comme tout schizophrène autiste, Sékou avait la conviction profonde que la Guinée était sa chose à lui, son petit machin. Ainsi, se réservait-il le droit exclusif de changer ses
composantes institutionnelles, d’assujettir l’État à son PDG, de confisquer les libertés et de se débarrasser de tout citoyen qui ne cadrait pas à ses desseins politiques. La relation incestueuse
entre l’État et le Parti eut comme il fallait s’y attendre des conséquences dramatiques pour les libertés individuelles, le droit à la justice, et à l’initiative privée. Le propre de toute
révolution étant de dévorer ses meilleurs enfants, Sékou à travers son « complot permanent » qui le hantait nuit et jour, se débarrassa des intellectuels, des chefs coutumiers, et de la petite
bourgeoisie pour que vive la Révolution globale et multiforme. Cette culture de la violence étatique et de la banalisation de l’arbitraire s’enracina profondément dans la société pour finalement
être une caractéristique et une norme sociale de l’univers quotidien des guinéens. A la mort du dictateur en Mars 1984, les guinéens hébétés par 26 ans de sortilèges découvrirent que le train en
marche de la révolution est passé aux commandes d’un moujik sortit de nulle part. À la télévision, on vit un officier lourd, maladroit et qui se demandait bien ce qu’il faisait là. Avec son look
de pachyderme endimanche, Lansana Conté – ou plutôt Papy-la-gaffe – à son tour entraina son peuple à un long, pénible et douloureux voyage. Un autre règne débuta pour le peuple martyr de Guinée,
celui de l’incompétence, de la sottise, de la corruption et de l’impunité. Ce que les guinéens incrédules ne se doutaient point, c’est que derrière cette façade d’idiot du village se cachait une
brute féroce capable d’enjamber des milliers de cadavres pour préserver astucieusement le pouvoir absolu. En effet, à part la langue de bois, toute la machine répressive de Sékou Touré, dont
Lansana Conté se réclamait d’ailleurs l’héritier, se renforça. Moins doué qu’un gardien de cinéma de banlieue, Fori Coco confortablement installé dans un hamac sous l’ombre des cocotiers de
Gbantama n’acceptait aucune polémique. La démocratie? Il n’en a cure et s’assoit dessus sans coussins, s’il vous plait! Les droits de l’homme? Un piège à cons, une affaire de blancs.
L’opposition? Une horde de fainéants qui ne pense qu’à des élections. Ses ministres? Tous des voleurs de poules à faire fouetter sur la place publique. Le Mangué ne sortait de sa torpeur
tropicale que pour engendrer des rejetons et de temps à autres balancer a ses ouailles des mouchoirs, des chaussettes, des sardines…… et des élections bidon, histoire de rappeler qu’il était
l’unique gérant de l’épicerie familiale. C’était vraiment la cour du Roi Moro Naba où les affaires de l’État se réglaient sous l’arbre à palabres, sous les yeux d’une population désabusée et
anéantie. Le spectacle grotesque du bouffon n’amusait que les courtisans. Le président-paysan – comme l’appelaient les thuriféraires du régime - plongé dans une sieste saisonnière, ne dirigeait
alors son pays que par délégation limitée de pouvoir à des factions de politiciens cupides chapeautés par des marabouts, a des courtisans combinards et a ses épouses affairistes. Les guinéens qui
n’avaient plus que leurs gros yeux pour pleurer ne savaient plus à quel saint se vouer. En 50 ans d’indépendance, ils étaient passés de Charybde à Scylla. Deux malheurs n’arrivant jamais seuls,
et voila que débarqua en ce Noël 2008 le troisième larron: Calamity Dadis! Avec son béret teuton, ses manches retroussées et ses lunettes bon marché, le sieur Dadis a plus l’allure et le look
d’un chef de bande que d’un homme d’État. Son langage décousu, sa rhétorique plate et son comportement erratique trahissent ses origines modestes, sa formation académique sommaire et son
expérience professionnelle de trafiquant de carburant. Impulsif, imprévisible et incohérent, la nouvelle crapule nationale, pardon! le nouveau Père de la Nation ne fait pas lui dans la dentelle.
En effet, le déséquilibré annonce la couleur après tout juste neuf mois de non gouvernance. Moins qualifié qu’un surveillant de champ d’ignames, le cannibale se prend au sérieux. Alors là, très
au sérieux. A coups de gueules intempestifs il réclame et exige du respect que ne lui a jamais conférer son passe douteux. Mais avec lui, c’est l’horreur qui monte d’un palier de plus. C’est le
remake du cycle infernal de la barbarie, de l’impunité et du mépris qui reprend ses droits. Toutefois, ses sbires et lui y ajoutent une nouvelle arme que les guinéens n’ont jamais connu : le viol
des femmes. Pour que la communauté internationale, l’Union africaine et surtout la CDEAO, expriment leurs préoccupations, c’est que le protégé de l’encombrant Kadhafi est allé au fond de la
caisse de l’horreur. Un mois après la boucherie du stade du 28 septembre, la seule bonne nouvelle de ce décor lugubre, c’est que l’étau se resserre chaque jour un peu plus sur le cannibale qui ne
mesure jusqu’a présent pas l’ampleur de ses atrocités. Le maniaque qui a complètement perdu la boussole se dit “désolé”, comme s’il venait tout juste de renverser un bol d’huile rouge au marché
de Madina. Cependant, cette Révolution inachevée vient s’ajouter à tant d’autres qu’il est inutile d’énumérer. Toutefois, dès l’instant où le détraqué du camp Alpha Yaya ira rejoindre ses petits
copains de vertu Jean Pierre Bemba, Charles Terreur, Thomas Lubanga et Radovan Karadzic à la Haye, il faudrait que les guinéens se mettent debout pour enfin interroger leur histoire commune et
démanteler les mécanismes et réseaux par lesquels ces trois despotes ont confisqué leur liberté. L’amorce d’un véritable dialogue politique en vue de mettre en place un État de droit reposant sur
des institutions solides et des valeurs porteuses d’humanisme et de justice passe à mon humble avis par: le décernement de la palme d’or du plus grand menteur du 20e siècle à Ahmed Sékou Toure
pour nous avoir floué pendant plus d’un quart de siècle avec sa révolution morbide; L’exorcisme de tous les démons du pouvoir absolu, de la barbarie primaire, de la haine ethnique, du meurtre
gratuit et surtout du mensonge que l’idéologie du PDG a infecté en chacun d’entre nous. La mise en place d’une Commission Vérité et Réconciliation qui va se pencher sur notre tumultueuse histoire
pour ne pas que bourreaux et victimes soient logés à la même enseigne. Bien des peuples se sont livrés avant nous à cette douloureuse épreuve. L’Allemagne a assumé son lourd héritage nazi. Le
Cambodge a mis à nu les pratiques horribles des Khmers rouges de Pol Pot et Ta Mok. L’Afrique du Sud postapartheid et le Rwanda post-génocide ont mis toute la lumière sur leur obscur passé. Tout
près de nous le Libéria de Ellen Johnson Sirleaf est passé par cette épreuve pour panser les plaies de l’abominable guerre civile qui a ravagé ce pays durant 15 ans. Une obligation morale
s’impose à chacun de nous pour éclaircir aux familles des victimes du camp Boiro, des fusillés du 7 juillet 1985, des martyrs de janvier-février 2007 et de ce fatidique 28 septembre 2009 et des
milliers d’autres anonymes le pourquoi de leur mort. Sans nul doute, les familles de Alioune Drame, Diallo Telli, Docteur Marega, Barry Mody Oury, El hadj Ibrahima Bah, Baldet Ousmane et autres
Aribot, Mathos, Diop, Bangoura, Kourouma, Fofana, Millimono, Sow et j’en oublie certainement ne veulent point une quelconque vengeance, mais cependant réclament et exigent…..Toute LA VERITE. Ce
profond travail de mémoire de recherche, d’introspection et d’investigation pour comprendre l’ampleur de la barbarie de Sékou Touré, de la brutalité sournoise de Lansana Conte et de la boucherie
de Dadis Camara demeure à coup sur une condition sine-qu’ânon pour poser les jalons d’une nouvelle société guinéenne soucieuse des libertés individuelles et surtout pour enfin dire: PLUS JAMAIS
ÇA!!! Mais aussi longtemps que nous continuerons à nous soustraire de ce défi historique, de notre boite à Pandore nationale jailliront toujours des affreux comme Lanasana Conte , Dadis Camara,
Siaka et Ismaël Toure. Le penseur espagnol Santillana ne disait-il pas à juste raison que « tout peuple qui ignore son histoire est condamné à la répéter ». Chers compatriotes, mettons nous donc
à la tâche. Il n’est jamais trop tard pour rendre justice
. Tibou Barry Atlanta, Georgia, USA (678) 480 00 82 Email : tibou_barry@yahoo.com
In Guinea, Hopelessness After the Massacre
At the national stadium in the Guinean capital, Conakry, it's oddly quiet — the only sounds that can be heard are the muffled beats of a drum band practicing
nearby. The other strange thing in a dusty and garbage-strewn city is how clean the stadium looks. Many of the walls and exit tunnels have been freshly painted. That's the only sign of what
happened here on Sept. 28 when human rights groups say Guinea's year-old military junta opened fire on an opposition rally, killing 157 people. Locals say there was so much blood, the stains
soaked into the concrete. Hence the regime's sudden need to redecorate.
But memories cannot be painted over so easily. The day of the massacre, Guinea's broad-based opposition movement — called Forces Vives, literally meaning Forces Alive, and made up of political parties, labor unions and civil society groups — drew tens of thousands of supporters to a rally in the stadium to protest what it called an increasing authoritarianism in the country. The junta struck back with brutal force. According to witnesses and human rights groups, the army first locked the protesters in behind metal doors hastily electrified with lethal current, then opened fire. The wounded were finished off with bayonets. Scores of women were raped in broad daylight. The massacre stopped Forces Vives in its tracks. The government has since banned political rallies, and the opposition movement doesn't look set to defy that. "Everybody is scared," says Souleymane Bah, the president of an umbrella movement of human rights organizations known by the acronym CODDH. "Me too." Bah was beaten unconscious in the stadium and lay there for two hours before eventually finding his way out.
What worries the opposition most now is that the junta, which took power in December 2008 and is led by a former army captain, Moussa Dadis Camara, seems to be preparing for more repression. Intermittent beatings and killings of opposition supporters continue, says a Guinean human rights worker who requested anonymity. And there are widespread reports of new militia training camps that have been set up in the hinterlands to train new paramilitary forces. Thierno Sow, president of the Guinean Organization for Human Rights (OGDH), claims the camps are outside a town called Forecariah near the border with Sierra Leone and that they are being run by mercenary instructors from South Africa and Israel. Corinne Dufka, the West Africa regional director for the New York-based Human Rights Watch, could not confirm the existence of foreign instructors, but said the training "is definitely going on." The junta is "digging in," she says.When Camara first took power, Guineans seemed willing to give him a chance to lead. He filled a vacuum following the death of the unpopular and corrupt President Lansana Conte, who had ruled with an iron fist for 24 years. For months, Guineans were treated to the spectacle of Camara grilling former government figures on TV, exposing their corruption and mocking their venality. Conte's son and brother-in-law both confessed to being involved in the trans-shipment of cocaine from South America to Europe. Most significantly, Camara also promised to hold democratic elections within a year.
But as time progressed, there was little sign of preparations for those elections. Then came the bloodshed at the stadium. And in October, the junta announced a massive deal with a group called the China Investment Fund (CIF), which promised to fund $7 to $9 billion worth of infrastructure projects in Guinea in exchange for bauxite and iron mining concessions. (Guinea has some of the world's largest bauxite deposits.) Idrissa Cherif, Camara's spokesman, says the first batch of Chinese money has now arrived and will be spent on "electricity, water, roads and the like." But the opposition is doubtful of the regime's intentions. Oury Bah, head of the opposition party Union of Democratic Forces (UFDG), says the junta is in dire need of cash to pay its supporters. "They need money to stay in power," he says. "They're ready to sign anything." For its part, the opposition is refusing to take part in talks with the junta aimed at creating a national unity government, saying that doing so would only legitimize Camara's rule. As Bah says: "There's no reason to be optimistic."